Présenter son nouveau compagnon à ses enfants

Le temps faisant son œuvre, il arrive le moment où on fait une nouvelle rencontre. Peu à peu, celle-ci prend de l’importance jusqu’à s’imposer comme une nécessité de refaire sa vie. Mais comment expliquer cette évidence à nos enfants ? Voici quelques conseils pour présenter notre nouveau compagnon à nos enfants.

La situation d’un couple qui se défait pour cause de divorce ou de décès peut laisser un conjoint désemparé, surtout s’il a encore des enfants sous sa responsabilité. Le temps faisant son œuvre (et heureusement !), arrive le moment où l’on fait une nouvelle rencontre. Peu à peu, celle-ci prend de l’importance jusqu’à s’imposer comme une nécessité de refaire sa vie. Mais comment expliquer cette évidence à nos enfants ? De quelle façon leur présenter notre nouveau compagnon ? Comment pouvons-nous nous assurer à minima, de leur bienveillante compréhension, de leur acceptation et idéalement de leur enthousiasme ? Devons-nous opter pour un profil qui plaise à nos enfants ou à nous-même ?

Si elles doivent être posées, ces questions légitimes ne doivent pas dissuader de repartir sur un nouveau chemin en bonne compagnie. Quelques conseils permettent d’en dessiner le cadre le plus harmonieusement possible.

Quand l’enfant devient parent

Pour nos enfants, nous sommes et resterons toujours des parents. Notre vie sentimentale leur est inconnue parce qu’ils ne considèrent pas que nous puissions remplir un autre rôle. Leur présenter une nouvelle personne qui viendrait prendre la place de l’un de leurs parents est une opération hautement délicate. Il faut marcher sur des œufs à l’image de ce que nous ressentions quand, adolescent·e, nous avions présenté notre chéri·e à nos propres parents. Dans cette nouvelle configuration, les rôles sont inversés. L’appréhension est nôtre et l’insouciance, celle de notre progéniture. Celle-ci est notre examinateur et nous nous présentons tout penaud·e à cette difficile épreuve.

Bien sûr, chaque cas demeure singulier selon la place qu’occupait la personne absente au sein de la famille, ainsi qu’au regard de l’âge des enfants. Néanmoins une question universelle se pose dans ces cas-là : vont-ils accepter notre nouvelle relation sentimentale ?

Résister à l’envie de renverser les rôles

Afin de ne pas risquer de se retrouver dans une impasse, il ne faut pas demander à l’enfant son avis. Car, si celui-ci s’avérait négatif, nous serions contraint de mettre une croix sur notre nouvelle relation épanouissante. Nous ne devons pas nous positionner en situation de sacrifice en conférant à notre enfant une situation d’autorité, mais plutôt nous placer dans une optique de dialogue et de communication positive. Cela ne signifie pas pour autant qu’il nous faille négliger l’avis de nos bambins, d’autant plus qu’ils sont en situation de souffrance en raison du manque de leur mère ou de leur père, mais il nous faut agir et réagir en fin diplomate.

En parler au bon moment

Annoncer à son enfant que l’on refait sa vie ne peut se faire avant qu’il ne se passe un temps suffisamment long, permettant d’atténuer les effets de l’absence de l’un des parents. Il faut éviter de perturber ceux-ci davantage s’ils n’ont pas encore assimilé ce manque. Cette précaution prise, il faut y aller par étapes. Commencer par raconter de manière détachée qu’on a rencontré quelqu’un d’intéressant peut être un bon début. Selon la réaction curieuse ou non de l’enfant, la diffusion d’informations peut se poursuivre peu à peu par la description de la personne. Lentement, délicatement, progressivement, toujours à l’affût du moindre signe d’éventuelle lassitude ou pis de rejet. Ne pas aller trop loin pour ne pas devoir faire marche arrière. Ne surtout pas idéaliser la personne car cela pousserait l’enfant à effectuer des comparaisons forcément défavorables d’emblée. Une solution de dédramatisation pourrait consister à manier l’humour. Décrire par exemple la personne à l’inverse de ce qu’elle est réellement. La surprise au moment de la fatidique rencontre, ne pouvant alors que se révéler bonne.

Organiser la rencontre en un lieu propice

Le choix du lieu est d’une grande importance. Plutôt qu’un endroit familier, la rencontre doit se dérouler en terrain neutre. Une occasion qui dure suffisamment longtemps pour qu’une communication prenne forme et que les opinions puissent commencer à se forger. Mais qui ne s’éternise pas afin d’éviter une situation de gêne due à un manque de dialogue. Il faut que l’enfant puisse s’extirper de cette situation sans risquer de devoir la subir. Un endroit spacieux lui permettant de s’échapper pour jouer est d’autant plus idéal qu’il permet de jauger son opinion à l’aune de ses actions. Le fait qu’il reste par exemple sagement assis autour de la table, à l’écoute est un bon signe. Il faut surtout veiller à repartir avec votre enfant en ayant poliment salué votre peut-être futur conjoint.

En parler après la rencontre

Selon les réactions de l’enfant, il est possible d’embrayer plus ou moins rapidement en sondant ses pensées. Dans les minutes, les heures ou les jours suivants. En cas de réaction positive, banco ! Votre action d’intégration peut se poursuivre à un rythme plus élevé sans toutefois précipiter les étapes.

Si par contre, la première prise de contact se révèle négative, voire agressive, il ne faut pas désespérer. Cela ne doit pas conduire à un renoncement au projet, mais il faut au préalable prendre le temps nécessaire pour en discuter calmement et sereinement avec l’enfant. Le but étant de comprendre ses appréhensions et de le rassurer.

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