N’ayez plus peur de vos phobies grâce à l’hypnose

Araignée, foule compacte, dentiste... On a tous nos phobies. Elles peuvent d'ailleurs parfois s'avérer handicapantes et rendre la vie quotidienne difficile. Il est pourtant possible d'y remédier, notamment grâce à l'hypnose.

 « Trucophobe », quel handicap !

Je hurle à la vue d’une araignée (même en plastique) et pourtant je ne peux m’empêcher de la fixer, je suis arachnophobe. Je prends la poudre d’escampette au moindre son d’un miaulement, mais je reste à guetter, je suis ailurophobe. Je peux aussi être aviatophobe, m’interdisant de voyager en avion, ou avoir la hantise de l’eau en tant qu’aquaphobe ! Je peux, plus fréquemment avoir peur du vide mais, sensation étrange, y être systématiquement attirée tel un aimant, malgré le sentiment de vertige incontrôlable.

Je peux, pis encore, être hypnophobe, anthropophobe, dentophobe ou latrophobe, me privant ainsi de dormir, de côtoyer les gens, de consulter un dentiste ou un médecin ! Il est heureusement quand même possible de mettre fin à ces phobies par l’hypnose. Contrairement aux a priori, cette pratique n’a rien de sorcier et peut guérir toute phobie qu’elle soit commune ou étrange, sans qu’il soit utile d’endormir le patient.

Qu’est-ce qu’une phobie ?

La phobie est une peur qui dépasse la raison commune parce que sa cause n’est en soi pas dangereuse. Chacune d’entre nous peut se dire phobique de quelque chose. Ce constat est même fréquent ; ce qui l’est moins c’est quand ce sentiment devient intense et handicapant dans les actes de la vie quotidienne. La phobie se transforme alors en pathologie bien qu’elle soit inconsciente. Une personne phobique sait pertinemment que sa réaction face à « son » danger n’est ni logique, ni explicable, ce qui ne l’empêche pas d’être incapable de maîtriser ses émotions.

Cela peut conduire à des situations difficiles à vivre, plus ou moins atténuées par un repli sur soi, voire une réclusion volontaire, une dévalorisation personnelle ou une honte extrême. La vie quotidienne n’est plus qu’évitement afin de ne pas se retrouver dans une situation qui engendre la panique. Outre le fait que cela soit épuisant, l’alternative n’existe pas : face à l’objet de sa phobie, le sujet oscille entre l’impérieuse nécessité de ne pas le regarder car c’est au-delà de ses forces et en même temps ce même besoin impératif de regarder pour surveiller où en est le danger… Situation kafkaïenne, s’il en est ! Et nous ne mesurons pas non plus les dégâts psychologiques. Chez certains patients, ils sont ancrés depuis de nombreuses années et il faut essayer de les enrayer au plus vite.

Il n’existe pas vraiment de traitement médical approprié, mais plutôt une thérapie comportementale et notamment l’hypnose, dont l’efficacité se révèle très interessante.

Qu’est-ce que l’hypnose ?

« Faites confiance à votre inconscient », Milton Erickson.
L’hypnose utilisée pour soigner une phobie ne consiste pas à endormir le sujet, mais au contraire, à l’éveiller davantage qu’il ne l’est naturellement. La conscience de la personne est augmentée afin de la rendre active. C’est sa participation, guidée par l’hypnothérapeute qui va la faire identifier et visualiser l’objet de sa peur inconsidérée. Ce type d’hypnose, dite humaniste peut être exercée en milieu hospitalier ou en cabinet. Il faut se sentir en confiance et bien choisir son praticien.

L’idée de base est de faire comprendre à l’inconscient que s’il a été capable de créer un sentiment aussi peu cartésien qu’une phobie, il lui est davantage possible de se focaliser sur les conditions de sa disparition. C’est souvent à cause d’une forte émotion, voire un trauma que le sentiment phobique se crée insidieusement. Ce qui s’est ainsi fait, peut tout aussi bien être défait. C’est la fonction de l’hypnothérapie qui va permettre de parler la même langue que l’inconscient, apprivoisant ainsi la peur.

L’hypnothérapeute va travailler à faire prendre conscience au sujet comment s’auto-guérir lui-même. La séance débute par créer un objet précis symbolisant la phobie sur lequel il convient de se focaliser. A force de relaxation et de profonde concentration, cette représentation va permettre de modifier le programme associé dans l’esprit de la personne sous hypnose. Lui redonner confiance en elle et lui faire ainsi reprendre le contrôle de ses émotions qu’elle ne détenait plus. Dans certains cas, il est fait appel à la régression temporelle pour déterminer et comprendre comment est apparue la phobie afin d’en éliminer les effets.

Les témoignages s’accordent tous à considérer l’effet positif et salvateur de l’hypnothérapie sur la phobie. La séance qui dure généralement une heure s’achève sur un sentiment de sécurité intense qui étreint le sujet. Le nombre de séances nécessaires pour faire totalement disparaître une phobie dépend de la nature et de l’ampleur de celle-ci. Mais après une séance la personne ne ressent plus de peur ou beaucoup moins et évacue déjà tout le stress précédemment accumulé.

 

Article rédigé en collaboration avec Sandrine Salabelle, Sophrologue/Hypnothérapeute certifiée.

Avec une forte expérience dans le secrétariat médical, j’ai pu mesurer les effets du stress, des addictions, des phobies sur la santé de chaque patient. J’ai voulu donner un tournant à ma vie professionnelle et être encore plus proche de mes vraies valeurs humaines et les partager.

Après avoir suivi une formation longue, j’accompagne les personnes dans leur quotidien pour vivre avec plus de calme mental, de sérénité afin qu’ils (re)trouvent l’apaisement.

La séance dure environ 1H30 en individuel ou en groupe. La consultation peut aussi se faire à distance par téléphone ou par Skype. Et pour tous les abonnés à la newsletter de 50 ans dans le vent, Sandrine vous offre la première séance !

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