Égoïsme ou bienveillance ?

Les personnes généreuses et consciencieuses aimeraient parfois prendre du temps pour elles et se préserver. Lorsque c'est le cas, on les traite parfois d’égoïstes et du coup elles culpabilisent. Anne, coach de vie, nous éclaire, égoïsme ou bienveillance ?

Elles donnent beaucoup sans compter, quitte à s’oublier et finissent par être épuisées face à un conjoint, des enfants, des amis ou un patron, qui n’en ont jamais assez. Ces personnes généreuses avec un profil consciencieux aimeraient parfois prendre du temps pour elles et se préserver. Quand elles se manifestent, on les traite d’égoïstes et du coup elles culpabilisent.

Alors, ça vous rappelle quelqu’un ? Éclairage…

Définissons le contexte

Egoïsme : « Tendance à privilégier son propre intérêt au détriment de celui d’autrui », c’est la définition du Petit Robert. En d’autres termes l’égoïsme dans son expression négative signifie d’ imposer à quelqu’un de satisfaire notre besoin sans tenir compte du sien.
Cependant j’apporte une nuance ; si nous nous respectons dans nos besoins sans nuire à l’autre, nous sortons de l’égoïsme.

Respectons-nous

Quand on respecte ses besoins en respectant ceux des autres nous sommes dans une bienveillance réciproque. C’est donner sans se sacrifier, s’aimer suffisamment pour ne pas être dans l’attente de ce que pensent les autres, vouloir être heureux et le partager.
Si je dis « oui » à une situation ou une personne alors que je pense « non », je ne me respecte pas et je crée un déséquilibre entre ma pensée et mon action. De plus ce fonctionnement biaise les relations qui engendrent à terme frustration et incompréhension.

Tout réside donc dans l’art de trouver un équilibre et un compromis loyal entre ses besoins et ceux des autres. Et c’est là qu’entre en jeu la bienveillance. Pour y parvenir, empruntons le chemin qui mène à la connaissance de soi.

Bienveillance et altruisme

Sans tomber dans le narcissisme ou l’égocentrisme, le développement de l’amour de soi et l’estime personnelle nous amène à nous respecter. La capacité d’aimer autrui est liée à la capacité de s’aimer soi-même. L’aboutissement de cette bienveillance passe donc par la réconciliation avec soi. C’est l’étape indispensable à l’ouverture des autres dans la paix et la sérénité.

Notre responsabilité

Ne laissons plus les autres diriger notre vie et décider pour nous. Nous sommes responsables de notre bonheur. Arrêtons de le mettre dans les mains des autres et assumons nos choix.
Respectons nos vocations, nos valeurs, nos besoins fondamentaux, qu’ils soient physiques, psychologiques, émotionnels, spirituels et affectifs.
Je dis souvent que notre entourage doit compléter notre bien-être et non pas le compenser.

À retenir

Se respecter soi-même c’est être dans une relation juste et vraie avec l’autre.
Prenez soin de vous, exprimez vos valeurs et partagez avec autrui, soyez en phase avec ce qui vous plaît et vous épanouit. Soyez fière de ce que vous faites et ressentez cette sensation de bien-être qui renforce un peu plus chaque jour votre confiance et estime personnelle.

Cet article est inspiré des échanges avec mes clientes et je les en remercie.

Anne Berlet

Anne Berlet

Anne est coach de vie. Ses différents métiers dans les ressources humaines ainsi que les aléas de la vie lui ont fait prendre conscience que chaque personne possède tout en elle pour réussir et se révéler. Passionnée, elle partage aujourd’hui ces clés à travers le coaching en accompagnant particuliers ou professionnels avec bienveillance dans toutes leurs transitions de vie. La séance dure en moyenne 1 heure et demie. Accompagnement en face à face ou à distance (par téléphone ou par Skype). Anne vous offre votre première séance, précisez que vous êtes abonnés à la newsletter de 50 ans dans le vent !

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One thought on “Égoïsme ou bienveillance ?

  1. merci pour cet article qui remet pour moi les choses en place. Avant je confondais égoïsme et égocentrisme. Je partage l’opinion que l’égoïsme est sain s’il ne nuit pas aux autres. Même nécessaire quand on est du genre à se laisser mener par les autres, parce qu’on pense qu’ils vont nous permettre de combler un manque. C’est un leurre et un trou sans fond que nous seul pouvons combler en étant égoïste. En revanche l’égocentrisme, tout ramener à soi, ses envies, ses plaisirs, ses besoins me semble être un manque de maturité. Je fuis les égocentriques mais je comprends les égoïstes mesurés.

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