La résilience, cette faculté à surmonter les épreuves

La vie est rarement un long fleuve tranquille. Les aléas de la vie nous soumettent parfois à des épreuves difficiles à surmonter. Aussi dures soient-elles, il ne faut jamais baisser les bras. Trouver l’énergie de se reconstruire, retrouver le sourire et la motivation, cela s’appelle la résilience !

La vie de chacune d’entre nous est rarement un long fleuve tranquille. Les aléas de l’existence soumettent nos nerfs à des épreuves plus ou moins difficiles à surmonter. Aussi dures soient-elles, il ne faut jamais baisser les bras et se laisser aller à l’abandon. Les embûches qui sont semées sur notre route sont destinées à être contournées et ne doivent en aucun cas constituer un coup d’arrêt sur notre trajet de vie.

Celles qui l’ont compris ont retrouvé le sourire, la joie de vivre et une motivation nouvelle. Sans effacer les mauvais souvenirs, ceux-ci doivent être relativisés en se focalisant sur du positif. Trouver l’énergie de le faire est possible : cela s’appelle la résilience !

Qu’est-ce que la résilience ?

La résilience définit à la base, la résistance aux chocs d’un matériau. Rapportée à l’être humain, la résilience définit la résistance aux chocs traumatiques de la vie. C’est une qualité formidable non innée. Elle se construit et se cultive par la pensée positive, la seule qui soit porteuse d’espoir, la seule qui permette de voir au-delà de l’obstacle qui se dresse devant soi, et… d’y aller.

Sans tomber dans de vieux clichés proverbiaux, les contours de notre vie doivent être ceux que l’on choisit nous-même de dessiner. Chaque épreuve personnelle doit pouvoir être utilisée pour constituer les fondations d’un meilleur avenir. Une maladie incurable, les conséquences d’une guerre, la perte d’un être cher, un abus sexuel, de graves difficultés financières, un accident de transport… Nous sommes presque toutes soumises malheureusement à un trauma de ce type au cours de notre existence.

Face à cette adversité deux possibilités se présentent à nous : soit céder au sort en considérant que le cruel destin en a décidé ainsi et se laisser dériver, soit au contraire s’appuyer sur le négatif pour y puiser l’énergie nécessaire et considérer le reste de notre vie avec optimisme.
Bien sûr, de douloureuses épreuves restent irrémédiablement gravées dans notre mémoire et n’en disparaîtront pas. Bien sûr, de profondes blessures peuvent faire durablement souffrir et demeurer à vif dans notre esprit. Mais il n’y a pas de plaie qui ne finisse par se refermer, même s’il demeure une cicatrice indélébile.

Comment devenir résiliente ?

Face à un grave traumatisme, la révolte est souvent le sentiment qui surgit en premier. Elle est d’abord négative, en tant que manifestation hostile contre l’injustice de la vie. Mais elle doit ensuite petit à petit devenir positive, en tant que manifestation hostile à l’abandon de soi dans le malheur.
La phase suivante consiste à trouver l’énergie pour se battre. Elle prend la forme d’un rêve et d’un défi. Le rêve c’est un objectif que se fixe la résiliente et qui lui donne une ligne directrice indispensable. Le défi c’est le fait de se draper dans une forme de déni la rendant étonnamment forte aux yeux d’autrui, même si la réalité est souvent différente.

La résiliente cherche à passer outre la pitié et le regard attristé des autres. Elle a besoin de trouver en eux des sourires, des rires, de la positivité. Elle est la première à pratiquer l’autodérision passant volontairement d’un extrême à l’autre pour pouvoir ensuite se stabiliser en un juste milieu. Elle ne va surtout pas rester esseulée. Elle va puiser sa force de réaction chez les autres, qu’ils soient thérapeute, membre de sa famille, amie, collègue de bureau… Parler, parler et encore parler ! Ne pas hésiter à dire les choses, à les verbaliser pour mieux les apprivoiser et pour réussir à dédramatiser.

La résiliente va aussi chercher à s’occuper l’esprit, plongeant dans son travail, dans l’exercice d’une passion ou d’une pratique enfouie. C’est en s’inspirant de son enfance dans des conditions de misère que Dickens a écrit son attachant « Oliver Twist »; c’est parce qu’il a été rejeté que Kipling a sorti sa célèbre tirade ; c’est pour sortir moralement de l’enfermement physique de la prison que Jean Genêt est devenu riche et célèbre ; c’est enfin pour s’insurger contre l’abandon parental qui l’a mené dans un camp que Michel del Castillo a écrit le roman à succès « Tanguy ».

Quelques exemples de femmes résilientes

A l’image des écrivains précités, des femmes admirables ont réussi à exorciser leur souffrance en agissant. Barbara aurait-elle chanté de manière aussi écorchée si elle n’avait pas été victime d’inceste ? Simone Veil aurait-elle eu cet exemplaire parcours de vie ? La lauréate du prix Nobel de la paix Nadia Murad aurait-elle autant de force morale et physique si elle n’avait vécu le massacre de sa famille et les viols collectifs dans l’Irak terrorisée ?

Même si chaque histoire est singulière, elles ont toutes le même fil rouge, celui qui consiste à transformer une faiblesse ou atrocité en force durable. La personne qui se relève après avoir chuté est plus forte que celle qui n’a jamais trébuché.

Alors si vous êtes résiliente et que vous voulez donner courage et force à d’autres femmes, partagez votre histoire avec nous !

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