Comment surmonter la perte d’un proche ?

Nous avons eu, ou nous aurons toutes à connaître l’immense douleur de perdre un proche. Afin de pouvoir traverser ces périodes inéluctables, il faut s’efforcer de se focaliser sur ce qui, dans notre vie nous permet de poursuivre le chemin. Bien que chaque cas soit singulier, voici quelques conseils qui peuvent aider à surmonter ce moment difficile.

La mort fait partie de la vie. Nous avons eu, ou nous aurons toutes à connaître l’immense douleur de la perte d’un proche. Afin de pouvoir traverser ces périodes que l’on sait inéluctables, il faut s’efforcer de se focaliser sur ce qui, dans notre vie nous permet de poursuivre le chemin : une famille, des ami.e.s, une passion, un travail, une vocation… sont autant de motivations à prendre le dessus face aux aléas de l’existence. Bien que chaque cas soit singulier, les conseils qui suivent permettent de surmonter plus aisément ce gros obstacle.

Faire son deuil

Le décès d’un être aimé nous fait traverser différentes phases nécessaires à l’accomplissement de notre deuil. Selon que ce triste événement était prévisible ou soudain, le choc subi en retour sera plus ou moins conséquent. Il nous laisse pantois, voire apathique.

Il peut être suivi par une période de refus de la réalité : certaines personnes demeurent en effet dans le déni poursuivant alors leurs habitudes quotidiennes, comme par exemple cuisiner pour deux ou ne pas toucher aux affaires du défunt. Cette phase peut quelquefois s’accompagner d’un fort sentiment de colère à l’encontre de la vie, d’autrui ou de nous-mêmes et de peine redoublée quand on tente d’imaginer de quoi sera fait notre futur.

C’est à ce moment-là que guette, sournoisement tapi, le risque de dépression. Il ne faut pas lui laisser le champ libre en se résignant, mais lutter au contraire pour repartir de l’avant : le moyen pour réussir consiste à accepter cette épreuve et à vous reconstruire. La bonne question à poser est alors de vous demander comment la personne décédée souhaiterait que vous réagissiez. La réponse vous permettra de consolider les fondements d’une nouvelle étape de votre existence.

Communiquer et vous occuper

Que vous soyez renfermée ou extravertie, il est important de parler, de partager votre ressenti. Votre tristesse et vos doutes ne doivent pas rester intériorisés sous peine de ne pas pouvoir se résorber. Plus les émotions sortent, plus ça fait avancer le deuil. Communiquez avec des personnes qui sont à votre écoute : un membre de votre famille, une relation amoureuse ou amicale, un homme de religion si vous avez la foi, ou un thérapeute si vous en éprouvez le besoin. Vous exprimer est essentiel, d’autant plus que cela aidera les personnes de votre entourage à sortir de leur silence gêné face à votre situation. Leur mutisme maladroit n’est pas un signe de désintérêt, mais le plus souvent la manifestation de la crainte de vous attrister davantage. En discutant avec elles, vous dissiperez cet embarras. N’hésitez pas à exprimer vos besoins : vous recueillerez assurément une oreille attentive et un bras salutaire.

Échanger avec les autres vous permettra en outre de vous occuper. Si, avant le décès vous exerciez un métier ou que vous pratiquiez une activité sportive ou intellectuelle, replongez-vous à fond dedans parce qu’en plus de vous occuper le corps et l’esprit, cela vous donnera la motivation quotidienne pour agir. Sinon, concentrez-vous sur vos centres d’intérêt, vos passions, vos distractions. Sortez, bougez, ne restez pas dans le même décor qui vous renvoie de douloureux souvenirs, occupez votre esprit par autre chose.

Regarder devant soi

La mort d’un être cher, comme la nôtre est un événement naturel. On ne peut que l’accepter même si certaines circonstances peuvent être plus difficiles que d’autres. En pensant au défunt, il vous faut en même temps penser à vous-même. Agir de la sorte ne signifie pas l’oublier, mais transformer son absence en une présence morale positive. Toutes les journées ne seront pas faciles, certaines verront davantage de larmes perler sur votre visage, mais le temps est réparateur. Focalisez-vous sur ce que vous faites de positif et efforcez-vous de réaliser au moins une action qui vous satisfasse quotidiennement. Essayer de  vous concentrer sur le présent et le futur et arrêtez de regarder le passé. Il existe aussi des séminaires d’accompagnement de veuvage qui permettent d’échanger avec des personnes qui sont dans les mêmes situations. Ils sont organisés par les caisses de retraites ou les assurances. Une autre façon de vous aider à continuer sans l’être aimé.

Ne vous laissez pas aller physiquement ou moralement. Ne baissez pas les bras, ce n’est certainement pas ce que l’être cher qui vous a quitté aurait voulu. Luttez autant pour vous que pour lui et ne culpabilisez surtout pas de sourire ou même de rire. Cela ne signifie pas que vous êtes insensible ou égoïste, mais au contraire, que vous puisez la force de repartir de l’avant dans la volonté du disparu. En agissant seule, vous agissez pour deux avec une motivation redoublée. 

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