Troubles de la mémoire

Qui n’est pas à la recherche de ses lunettes, d’un nom, de ses clés, d’un lieu… C’est agaçant et puis cela revient. Souvent sans gravité, ces petits trous de mémoire nous font perdre du temps. Alors quand faut-il s’inquiéter ? Y-a-t-il des facteurs aggravants ? On fait le point.

Perte de mémoire à 50 ans - Image d'un puzzle avec le cerveau et une pièce manquante

Qui n’est pas à la recherche de ses lunettes, d’un nom, de ses clés, d’un lieu… C’est agaçant et puis cela revient. Souvent sans gravité, ces petits trous de mémoire nous font perdre du temps, alors quand faut-il s’inquiéter ? Y-a-t-il des facteurs aggravants ? Les pertes de mémoire sont-elles héréditaires ? Voici quelques conseils pour entretenir sa mémoire au quotidien et réagir si vous ou l’un de vos proches connaissent des troubles de mémoire persistants.

Distinguer une baisse de concentration d’une perte de mémoire

1. Le problème de concentration

Les troubles de la concentration concernent un grand nombre de personnes, quel que soit l’âge. Le manque d’attention résulte souvent d’un manque de motivation. On écoute distraitement, on ne fait pas d’effort pour retenir, la conversation ne nous motive pas. Il est vrai que lorsque le sujet nous semble « digne d’intérêt », notre engagement est plus fort. Dans certains cas, le manque de concentration peut aussi être relié à la difficulté d’une tâche à accomplir. Des lacunes de compréhension ou de connaissances peuvent nuire à sa réalisation.  On ne se sent pas à la hauteur.  C’est souvent le cas dans le milieu professionnel. Une mise à niveau de nos compétences est donc certainement nécessaire.

La concentration dépend également de trois autres paramètres essentiels. L’environnement dans lequel vous évoluez, votre forme physique et votre état psychologique. Un environnement bruyant n’est pas propice à une bonne attention. Le manque de sommeil, la fatigue, une baisse de moral, une douleur physique sont autant de facteurs qui impactent la vigilance.

2. La perte de mémoire

Les pertes de mémoire touchent la plupart des individus. Souvent sans gravité, on les évoque sous le terme familier de « trou de mémoire ». Un simple oubli s’explique facilement. Certaines personnes d’une nature distraite sont davantage exposées aux pertes de mémoire.

C’est aussi le cas si vous traversez une période difficile, qu’un sujet vous préoccupe en boucle ou que vous réalisez plusieurs tâches en même temps. Le cerveau n’est pas capable de stocker l’information si elle n’a pas été bien intégrée. Il s’agit ici d’un phénomène courant où la mémoire n’est normalement pas en cause.

Quand faut-il s’inquiéter ?

Une perte de mémoire grave révèle souvent des signes annonciateurs comme :

  • Une confusion sur des sujets que vous maitrisez bien habituellement
  • Des attitudes improbables (ranger votre linge dans le frigo et la nourriture dans la commode)
  • Des troubles de l’humeur fréquents et inappropriés
  • Des troubles du langage
  • Des troubles de l’orientation dans un espace familier et de repères dans le temps

Que faire en cas de doute ?

Si votre entourage constate des comportements étonnants qui gênent la vie quotidienne, n’hésitez pas à consulter votre médecin traitant. La même chose si vous remarquez ces signes chez l’un de vos proches. S’il le juge nécessaire, le médecin peut orienter le patient vers un neurologue afin d’effectuer des tests. Il s’agit d’écarter la présence d’autres pathologies en lien avec la perte de mémoire (maladie d’Alzheimer, AVC, tumeur cérébrale, etc.).

Les facteurs aggravants

Certaines addictions comme les drogues, l’alcool ou le tabac ont une influence directe sur la mémoire. Le stress chronique, la dépression ou les insomnies ne favorisent pas non plus nos capacités de mémorisation.  

Le lien avec la génétique

On peut dire avec précaution que certains facteurs « de susceptibilité génétiques » existent. Cependant ils sont rares et ne concernent qu’une infime partie des personnes atteintes de maladies d’Alzheimer. Les formes héréditaires sont généralement caractérisées par des symptômes précoces, évalués par des neurologues autour de l’âge de 50 ans environ. 

Comment entretenir votre mémoire ?

Pour prévenir la perte de mémoire, il est conseillé d’adopter une bonne hygiène de vie, avec une alimentation équilibrée (riche en oméga 3) et une activité sportive régulière. Bien dormir est également essentiel pour garantir l’ensemble de vos fonctions cognitives.
Pour entretenir votre mémoire, accordez-vous des moments de détente et de loisirs : jeu de société, lecture, maintien d’une vie sociale riche, etc. La mémoire est comme un muscle, elle s’entretient. Sachez aussi alterner des moments d’activité intense avec du repos. Optimisez votre environnement afin de vous créer de bonnes conditions de mémorisation.

Et maintenant, un dernier petit exercice… Qu’avez vous retenu de cet article ? 

Des livres à conseiller

Perte de mémoire ou maladie d’Alzheimer, distinguer pour agir
Dr Michel Dib

Les troubles de la mémoire, prévenir, accompagner
Francis Eustache

Comment développer une mémoire extraordinaire
Dominic O’Brien

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