Le tour de taille, l’indicateur santé ?

Surveiller son tour de taille de temps en temps peut s'avérer bien utile. Plus besoin de s’astreindre à une pesée régulière, sur une balance capricieuse. En plus, il est possible de mettre en place des petites astuces presque sans s’en rendre compte pour le voir réduire doucement mais sûrement.

Surveiller de temps en temps, sans prise de tête, son tour de taille, est salutaire pour bien des raisons. Plus besoin de s’astreindre à une pesée régulière, sur une balance capricieuse. Et, bonne nouvelle, en ces temps de rentrée et de reprise des multiples activités, il est possible de mettre en place des petites astuces presque sans s’en rendre compte pour le voir réduire doucement mais sûrement.

Pourquoi s’intéresser à son tour de taille ?

En France, 44 % des femmes déclarent avoir pris du poids à la ménopause. Ce n’est pas une fatalité mais souvent cette prise de poids, d’environ 2 kg se localise surtout au niveau du ventre. Et hélas, ce ne sont pas les muscles qui s’accumulent au niveau du ventre, mais bien les graisses. Pourquoi cette sentence ? Bien sûr, les changements hormonaux y sont pour quelque chose. La perte de notre masse musculaire progressivement avec les années en est aussi responsable.

Comment mesurer son tour de taille ?

Le tour de taille se mesure à l’aide d’un mètre ruban souple. Il faut tout simplement mesurer le tour du corps au niveau du ventre, à l’endroit le plus étroit. Le plus souvent, cet endroit se situe au-dessus du nombril. Au-dessous de 88 cm pour une femme, normalement aucune inquiétude : votre tour de taille n’indique pas de risque de santé particulier.

Les personnes dont la ceinture abdominale est supérieure à 88 cm(1) seraient par contre plus à risque de développer des pathologies telles que les maladies cardio-vasculaires, du diabète de type II, certains types de cancer ou encore de la dépression…Il faut mieux donc surveiller et en parler avec votre praticien de santé.

Des chercheurs se rendent compte qu’il serait plus intéressant de mesurer son tour de taille que de se peser. Le tour de taille serait un indicateur plus fiable pour la santé, car il varie moins selon le moment de la journée ou l’instrument utilisé. Et en plus, il y a un avantage notable d’un point de vue psychologique. Fini l’angoisse de la montée sur la balance matinale si vous décidez d’opter pour le mètre ruban.

Comment réduire son tour de taille ?

En septembre, l’arrière-saison est souvent agréable. La vie des associations sportives et des salles de sport reprend son cours, des nouvelles formules sont proposées. Bref, c’est un des moments-clés dans l’année pour instaurer de petites habitudes bénéfiques pour notre tour de taille.

Quelles sont ces habitudes faciles à mettre en place ?

A 50 ans, les kilos qui s’installent ne sont pas une fatalité. Pour fondre doucement mais sûrement au niveau du ventre, la marche est un très bon allié. Pas besoin forcément de chausser ses chaussures de randonnée pour cela ! Aller chercher du pain à pied plutôt qu’en voiture, descendre un arrêt de transport en commun plus tôt pour finir à pied, ou encore promener le week-end, voilà des manières de marcher plus presque sans effort. Il suffit d’augmenter à peine de quelques minutes son activité physique quotidienne pour voir des effets positifs sur son tour de taille au bout de quelques semaines. La clé est simplement la régularité : mieux vaut marcher 10 minutes de plus chaque jour pendant 3 mois, que s’y mettre à fond durant 1 ou 2 semaines puis tout laisser tomber.

Bien sûr, la marche n’est pas la seule activité qu’il est possible d’adopter. Mais c’est la plus facile, et celle pour laquelle presque aucune excuse n’est valide pour y échapper.
Pour renforcer spécifiquement la gaine abdominale, une astuce toute simple : penser à rentrer le ventre, le plus fort possible, en serrant les fesses. Et ce, à n’importe quel moment : en conduisant, dans les transports en commun, ou encore, à la caisse du supermarché…

Et côté alimentation ?

Forcément en parallèle, on doit porter une attention à  avoir une alimentation variée et équilibrée. Il n’est pas nécessaire d’adopter un régime draconien et de contrôler sans cesse ce que l’on a dans l’assiette. Simplement, favoriser les aliments riches en fibres (légumes, légumineuses, céréales complètes, fruits et oléagineux) ; ne pas se resservir au cours des repas; prendre les bonnes quantités. Les protéines sont aussi de bons alliées, surtout celles contenues dans les aliments avec peu de sucre ou de matières grasses (poissons, fruits de mer, œufs, légumineuses, tofu). Ces aliments ont un indice de satiété important, et sont pourtant assez peu caloriques. Limitez aussi les sucres raffinés et les plats industriels préparés.

En adoptant ces mesures simples, l’entrée dans l’hiver ne se fera que plus en douceur. Il sera alors plus facile de maintenir même par temps moins clément des habitudes de vie qui seront bien implantées.

Cet article a été rédigé par une professionnelle de santé.

(1)https://www.nhs.uk/news/lifestyle-and-exercise/waist-size-not-bmi-predicts-early-death-risk-postmenopausal-women-study-claims/

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