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J'assure mon rôle de belle-mère - Image d'une femme de 50 ans

Dans les contes de notre enfance, la belle-mère était associée à la marâtre… A l’époque on ne s’imaginait pas qu’un jour, nous aussi on porterait le costume. Famille recomposée ou enfant qui se marie, nous voilà projetées dans ce rôle de belle-maman, parfois compliqué, souvent critiqué !

Je compose avec ma famille recomposée

Maxime Le Forestier chantait « On choisit pas sa famille »… Et c’est encore plus vrai pour sa famille recomposée. On a beau avoir fait le choix de sa moitié, ses enfants nous sont imposés. Avec un peu de chance, ils ont été élevés avec les mêmes valeurs et la même vision que nous de l’éducation… Mais la chance ne peut pas toujours nous sourire 😉  Les enfants parfaits n’existent pas, il nous faut donc composer avec leurs quelques petits défauts. Se pose alors incontestablement LA question : quel est mon rôle en tant que belle-mère ?

Pas de statut légal pour le beau-parent…

Le droit de la famille instaure un fondement simple : c’est la filiation et la notion de parenté qui cadrent tout dans une famille. Parents et beaux-parents : les rôles sont, aux yeux de la loi, bien différents.
Concrètement, sauf à adopter l’enfant et donc à devenir parent à son tour, le beau-parent n’a aucun droit ni devoir vis-à-vis de l’enfant. Ça c’est que dit la loi. Mais bien évidemment, la réalité est toute autre quand les enfants de notre conjoint intègrent le foyer. Si évidemment rien ne remplace la maman officielle, comment on assurer notre rôle de « maman bis » à temps partiel ?

Belle-maman : une maman à temps partiel ?

Repas, devoirs, sorties… Le quotidien d’une belle-maman qui vit avec ses beaux-enfants ressemble fortement à celui d’une maman finalement. Faut-il poser des limites à ce rôle de maman de substitut ou se donner à « cœur perdu » dans la relation ? Le risque ? Trop s’attacher et voir les enfants s’en aller en cas de rupture ou encore marcher sur les plates-bandes de « super-maman officielle » et s’attirer les foudres de l’ex. On s’en passera, on en a déjà assez avec notre ex à nous.

Quel rôle jouer ? Quelles règles instaurer ?

Pour établir les bases de la cohabitation et du vivre ensemble, quelques règles s’imposent. Dans la mesure où le beau-parent partage la vie de l’enfant, difficile d’être exclu totalement de l’éducation. Bien évidemment, les grandes lignes de l’éducation seront données par les parents légitimes (on croisera les doigts pour partager ces principes…). Mais sous notre toit, hors de question de laisser les enfants faire la loi. En tant qu’adulte responsable, on définira les règles du foyer et on veillera aux respects de ces règles tout autant qu’au respect de notre rôle. Un vrai défi ! Ce ne sera pas de tout repos 😉

Les enfants de mon nouveau conjoint ne m’aiment pas

On a tout essayé : être la belle-mère sympa, voire copine… On a dégainé les sorties les plus cools, les derniers jeux vidéos à la mode… On a abandonné les choux de Bruxelles au profit des frites ketchup. Mais rien à faire, le courant ne passe pas. Au mieux, c’est juste un ressenti. Au pire, ils nous l’ont carrément dit. Que faut-il faire alors pour être intégrée ? La réponse ? Rien, absolument rien. Rester nous-même et laisser le temps faire. Difficile pour eux de voir leur papa avec une nouvelle compagne. Nous accepter demandera du temps. Un peu de patience, si leur père nous a choisi aucune raison que le charme n’opère pas avec le reste de la famille. C’est juste un peu (beaucoup ?) plus long.

Je n’aime pas mes beaux-enfants

Je les vois un week-end sur deux

Il est difficile d’aimer ses beaux-enfants comme ses propres enfants. Propulsés dans notre vie à l’âge de 5, 10 ou 15 ans, ils ont leur histoire et leur (sacré) caractère ! Et quand on les voit un week-end sur deux (et la moitié des vacances scolaires !), les sentiments ne naissent pas toujours rapidement. Inutile de culpabiliser. Aucune obligation d’aimer ses beaux-enfants. Ouf, nous voilà rassurées. Ce ne sera pas spontané mais bonne nouvelle, il y a de fortes chances que l’attachement vienne naturellement avec le temps. Le principal ? Toujours veiller à un respect mutuel.

Mon enfant se marie

Les enfants sont devenus grands. Ils s’installent en couple. Bien évidemment on espère apprécier leur moitié. Même si le principal est de les savoir heureux, on sera amené à les côtoyer plus d’une fois. Aux repas de Noël, aux mariages, aux anniversaires. Et peut-être même chaque dimanche, autour d’un poulet rôti.

Nous y voilà alors… Projetées dans ce rôle de belle-mère. Celle que les belles-filles critiquent.

Belle-mère, belle-fille un conflit inévitable ?

La relation avec sa belle-mère peut-elle bien se passer ou est-ce impossible, comme l’eau et l’huile qui ne se mélangeront pas, quoi qu’on fasse 😉 On a beau faire des efforts, certaines choses nous éloignent : les générations d’abord. C’était encore plus flagrant à l’époque de nos parents, il faut l’avouer. La génération des bons petits plats mijotés s’opposaient aux plats préparés… La génération des femmes au foyer s’opposaient aux femmes libérées.

L’image d’une incompatibilité belle-mère/belle-fille viendrait-elle alors de deux modes de vie que tout oppose ? Jalousie, reproches, incompréhension, la communication est parfois difficile et les obstacles à l’entente sont nombreuses. Il faudra alors des efforts des deux camps.

Quel profil de belle-mère suis-je ?

La belle-maman poule étouffante

Elle envoie 10 textos dans l’heure, appelle le fixe si vous ne décrochez pas le portable, débarque à l’improviste et vous dérange en pleine sieste crapuleuse, prépare vos repas de la semaine et vous donne des taaaaaas de « bons » conseils… La belle-maman poule est cette belle-mère étouffante, voire intrusive, à l’image des mamans poules. Vous vous reconnaissez ou vous la subissez ? Pas de panique, on vous aide à accepter la situation. Cette belle-maman poule n’a qu’une idée en tête : faire plaisir. C’est dans sa nature et ça ne changera pas. Aux petits soins pour ses enfants ou petits-enfants, elle considère même sa belle-fille comme sa propre fille. On veille alors à garder en tête que chaque action, même étouffante, part d’un bon sentiment.

 

La belle-mère marâtre rivale

Elle considère ses beaux-enfants comme des tyrans ou une menace… Elle a l’impression qu’ils la mettent sans cesse à l’épreuve, la défie, voire la nargue. Avec un profil autoritaire, elle créé une certaine distance, volontairement ou non… Les moments passés avec les beaux-enfants sont de véritables bras de fer : un conflit permanent. Vous subissez ou vous incarnez cette belle-mère marâtre ? Pour en sortir, il faudra rétablir un dialogue et parler vrai. Le lâcher prise et l’humour peuvent également désamorcer la situation.

 

La belle-mère complice

A l’écoute, elle sait se mettre à la place des beaux-enfants, sans sur-réagir aux mouvements d’hostilité. Elle laisse le temps aux enfants de l’apprécier et instaure du dialogue à la maison. En harmonie avec la vision d’éducation de sa moitié, elle trouve sa place tout doucement, en construisant la relation petit à petit. Le risque ? Devenir la bonne copine. Etre une alliée bienveillante ne doit pas nous faire oublier notre rôle de parent au sein du foyer ou la frontière générationnelle avec le conjoint de notre enfant.

 

En conclusion

Il est tout aussi difficile d’être belle-mère que d’être maman. Finalement on se pose les mêmes questions : est-ce que j’en fais trop ? Est-ce que j’en fais assez ? On garde le sourire et notre bonne humeur et on se dit que le temps jouera en notre faveur pour se faire accepter ou pour accepter nos beaux-enfants !

50 ans dans le vent, le blog

Article rédigé par 50 ans dans le vent.

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