Je n’ai pas/plus envie de faire l’amour, mais simplement besoin de tendresse. Est-ce normal ?

Suivant les moments de la vie, on a plus ou moins la tête à ça... Mais pas de panique, il y a de explications à cela !

plus envie de faire l'amour mais besoin de tendresse

Le couple, avant tout, c’est deux personnes qui s’aiment, qui partagent, qui se respectent et qui s’écoutent. À partir de là, les bases sont posées. Et qui dit être en couple, dit se retrouver avec l’autre, autant dans la vie quotidienne que dans l’intimité. Alors dans la vie quotidienne, il y a le partage des tâches, les enfants, les familles, les amis… Toutes ces choses et ces moments qu’on partage renforcent la complicité. Même si on n’imagine pas que s’attribuer le lavage du linge pendant que l’autre passe l’aspirateur puisse avoir un lien avec la sexualité, c’est pourtant le cas. On oublie souvent que l’ambiance quotidienne influence la qualité de l’intimité dans le couple.

Qu’est-ce que la sexualité ?

Avant tout, pour qu’on se mette d’accord, je vais me permettre de redéfinir la sexualité. Il est important à mon avis de préciser les contours de cette notion, car ce serait triste de le réduire uniquement à un acte (la pénétration pour ne pas la citer), un endroit, un jour, une heure, ce qui est malheureusement le cas.

La sexualité commence dès le début de la journée, par la douceur des échanges, par une caresse en passant à côté de l’autre, par des regards, des attentions, une certaine façon de se parler (la liste est loin d’être exhaustive !). Tout cela va faire que, quand on va se retrouver dans l’intimité, on aura envie de l’autre et de lui donner une grande part de nous.

Une faim de loup ou un appétit de moineau

Mais ce désir de donner une grande part de nous n’est pas toujours le même. Et c’est tout à fait normal. Suivant les moments de la vie, on a plus ou moins la tête à ça. Tout comme l’appétit lorsqu’on se met à table.
Parfois, on se sent prête à dévorer parce qu’on a une journée bien remplie et qu’on a très faim.
Parfois, la fatigue, la tristesse ou juste le manque de temps ne nous laissent pas la possibilité ou l’envie de nous asseoir et de nous détendre devant un bon repas et on finit avec une pomme et un yaourt (… pour les plus raisonnables).
Cela ne signifie pas pour autant qu’on n’aime plus manger et il n’y a aucune raison qu’on ne retrouve pas l’appétit un jour. Au contraire, accepter son manque d’envie, c’est s’écouter et se respecter. Et communiquer cet état d’âme, évidemment, c’est une étape essentielle pour éviter chez l’autre de l’incompréhension, des remises en question inutiles ou autres.
Si on revient à la sexualité, c’est la même chose. Et si on a autant de respect dans son intimité que dans sa cuisine, il n’y a aucune raison pour que manquer d’appétit avec son/sa partenaire sexuel/le soit source de culpabilité ou signe de désintérêt pour l’autre. C’est au contraire avoir une réflexion sur l’authenticité de l’amour qu’on a envie de partager avec son autre.

Et si je n’avais plus envie du tout ?

Notre société nous définit comme des êtres sexués où le rapport physique et charnel avec l’autre est aussi essentiel, évident et normal que manger, boire ou dormir.
Heureusement, de plus en plus, cette question de la normalité est pointée du doigt, car toutes les identités ne se retrouvent plus dans ce schéma préfabriqué. Le mot normal ne l’est plus. Les cycles de la vie font que l’on change, on évolue.
Revenons à nos 6 ans, prenons une fleur et demandons à ses pétales si on aime un peu, moyennement, beaucoup, à la folie ou pas du tout le sexe (à 6 ans, on faisait ça avec le nom de son amoureux, mais maintenant qu’on est grande, on peut varier 😊). Puis encore une autre et une autre. Aucune ne s’accordera à répondre la même chose (les coquines !).
Notre sexualité, c’est pareil. Le tout, ce n’est pas de tomber sur la bonne réponse et j’entends par bonne réponse « celle qui conviendra le mieux aux autres ».
Le plus important est de réussir à réinventer à chaque fois sa façon d’aller vers l’autre et sa façon de lui donner de l’amour.
Tant que les mots sont dits et tant que la communication efface tout éloignement, la sérénité vis-à-vis de ses envies peut prendre toute sa place.

Petite-nana-Pouce-Thumbs-Up-Droite

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Carole Houssais

Sexothérapeute, Carole a toujours voulu l'être. Une grande passionnée du métier, elle reçoit de multiples consultations d’hommes pour des problèmes d’érection ou de précocité, de femmes pour des problèmes de vaginisme ou dyspareunie. Elle s'attelle aussi à faire de la prévention et/ou de cassage de légendes urbaines qui ont la vie dure ! Vous pouvez retrouver Carole directement à son cabinet ou par visio pour des consultations.

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2 commentaires sur l'article “Je n’ai pas/plus envie de faire l’amour, mais simplement besoin de tendresse. Est-ce normal ?

  1. Bonjour,

    J’ai beaucoup aimé votre article, cela me redonne de l’espoir.
    Ça fait maintenant 1 an et demi que je suis dans cette situation… Pourtant on s’aime avec mon mari !
    Pensez-vous que ça peut s’arranger, même me après autant de temps ?

    Martine

    1. Bonjour Martine,

      Je suis contente si mon article a pu vous faire voir les choses autrement.
      Si l’envie est là, rien n’est impossible.
      Peut-être est ce une occasion pour redécouvrir la sexualité en y revenant progressivement, via des jeux, des approches (massages, caresses, …) et autres.
      Au besoin, je serais enchantée de vous recevoir (ou vous voir par visio) pour approfondir le sujet si vous en ressentez le besoin.

      Carole

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