3 conseils pour dire stop aux piqûres d’insectes

Qui n’a pas été piqué par un insecte un jour ? Rien de grave en soi, hormis une sensation cutanée plutôt désagréable… Dont on se passerait bien ! Sophie, naturopathe, délivre quelques solutions naturelles pour éviter ou soulager les piqûres.

Qui n’a pas été piqué un jour ? Rien de grave en soi, hormis une sensation cutanée plutôt désagréable… Dont on se passerait bien ! Savez-vous qu’il existe des moyens simples et naturels pour éviter la piqûre ? Voici de bons conseils pour vous soulager, s’il est déjà trop tard…

Règle N°1 : Se protéger

Protéger son corps

Les insectes et autres nuisibles piquent sur les zones découvertes du corps, limitez la surface de votre peau nue pour une protection optimale. Des manches longues en été ? Pensez aux blouses vaporeuses et aux pantalons amples type sarouel, de couleur claire de préférence, pour rester au frais et bien protégée !
Protégez vos pieds si vous marchez dans l’herbe !
Evitez aussi de porter du parfum qui peut potentiellement avoir un effet attractif sur certaines espèces.

Protéger son domicile

L’idéal est d’installer des moustiquaires à toutes vos fenêtres et portes-fenêtres
Installer un ventilateur dans la pièce dans laquelle vous vous trouvez, les insectes détestent les flux d’air et ne peuvent plus voler !

Règle N°2 : éloigner les insectes

En utilisant des senteurs qui les incommodent (effet répulsif) :
• A appliquer sur la peau* : 2 gouttes de lavande Lavandula Spica ou de géranium Géranium Rosat Pelargonium Graveolens ou de citronnelle de Java (appelée aussi lemongrass) Cymbopogon winterianus, mélangées avec une crème hydratante ou une huile végétale (ex : de l’huile de monoï, qui procurera en même temps une douce senteur estivale).

• A diffuser dans l’air : mettre 2 gouttes d’une des huiles essentielles listées ci-dessus (lavande, géranium ou citronnelle) dans un diffuseur à ultrason, et laissez diffuser pendant un quart d’heure.

• A pulvériser sur vos vêtements :
de l’hydrolat de lavande, de citronnelle ou de géranium, ou le spray Vêtements & tissus Puressentiel.
Vous pouvez aussi pulvériser ces hydrolats sur le pourtour de vos fenêtres, pour un effet barrière 100% naturel. C’est pourquoi les géraniums installés au bord des fenêtres, en plus d’être jolis, ont aussi la propriété d’être de bons répulsifs à insectes.

Le saviez-vous ? Les volets d’un bleu intense, très répandus dans les régions méridionales, aident eux aussi à repousser les moustiques.

Règle N°3 : Soigner la piqûre immédiatement

Selon le type de piqûre, les soins à prodiguer ne sont pas les mêmes.
Il faut distinguer d’une part la piqûre de moustique, d’autre part la piqûre à venin de type abeille, araignée, méduse, puis la morsure d’un serpent, et enfin celle d’une tique. En cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil auprès de votre praticien de santé.

Piqûre de moustique

Souvent anodine, la piqûre de moustique peut toutefois être le vecteur de maladies graves, depuis l’arrivée du moustique tigre dans certaines régions de France. La piqûre se caractérise par un bouton rouge, d’environ 2 cm de diamètre, avec souvent une forte sensation de démangeaison.

1. Apaiser les démangeaisons

Selon ce que vous avez à portée de main : mettre sur la piqûre du jus de citron, du vinaigre de cidre ou du dentifrice à la menthe
Vous pouvez aussi appliquer le même mélange à l’huile essentielle de lavande indiqué précédemment (voir règle n°2).
Connaissez-vous le Mousti-click ? Cet ingénieux petit outil vous soulagera sans tarder, grâce à ces micro-impulsions électriques (fonctionne sans pile).

2. Favoriser la cicatrisation

Appliquez de la crème de soin au calendula ou de la gelée à l’aloe vera.

Piqûre à venin : abeille, araignée, méduse

La piqûre d’une abeille, d’une guêpe, ou d’un autre insecte apparenté est souvent banale, mais peut avoir des conséquences graves en cas de choc anaphylactique. L’insecte, pour se défendre, plante son dard dans la peau et y injecte son venin. L’abeille ne pique qu’une seule fois, car elle perd son dard au moment de la piqûre (il reste dans la peau), puis elle meurt, contrairement à la guêpe.

En France, les morsures d’araignées sont rarement graves, car il y a très peu d’araignées dangereuses.
La méduse, quant à elle, possède des tentacules qui peuvent libérer du venin, lors d’un contact. La piqûre est douloureuse, elle donne une sensation de brûlure, avec un gonflement et un rougissement de la peau.

1. Retirer tout corps étranger
En cas de présence d’un élément étranger, comme le dard d’une abeille ou d’une guêpe, retirez-le à l’aide d’une pince à épiler.

2. Nettoyer et désinfecter la plaie
Lavez au savon doux et désinfectez la zone touchée avec un antiseptique local.
En cas de piqûre de méduse : rincez la plaie à l’eau de mer (et non à l’eau douce, qui irriterait d’avantage). Appliquez du sable chaud puis le retirer en le raclant (avec une carte bancaire par exemple).

3. Neutraliser le venin
Commencez par appliquer du chaud (ex : à l’aide d’un sèche-cheveux) puis du froid (glaçons).
Vous pouvez aussi appliquer un cataplasme à l’argile verte (mélanger un peu d’argile verte et d’eau pour en faire une pâte) sur la piqûre. Retirez le cataplasme avant qu’il ne soit sec.
Si vous en avez un, utilisez un aspi-venin.

4. Apaiser les démangeaisons et favoriser la cicatrisation
Selon les mêmes indications que celles données ci-dessus pour les piqûres de moustique.

Morsure de serpent

Les serpents les plus répandus en France métropolitaine sont la couleuvre et la vipère. Seule la vipère est venimeuse (elle n’injecte pas son venin systématiquement). Elle se distingue par sa tête triangulaire et ses yeux à pupilles en fente. Depuis l’arrivée des serpents tropicaux en tant qu’animaux de compagnie, il est maintenant possible de rencontrer dans la nature des spécimens exotiques, évadés de leur vivarium.

Commencez par donner l’alerte (SAMU ou pompiers). Allongez la personne au sol, elle ne doit pas bouger. Nettoyez et désinfectez la plaie en attendant l’arrivée des secours.
Ne pas essayer de neutraliser le venin ou d’apaiser les démangeaisons, car toute mauvaise manipulation pourrait avoir des conséquences graves pour la santé de la personne.

Piqûre de tique

Au retour d’une balade, soyez attentif à chaque cm2 de votre peau, une tique peut vous avoir piqué sans le savoir (ce n’est pas douloureux). Se nourrissant de sang, elle est potentiellement le vecteur d’une maladie : la maladie de Lyme.

1. Retirer la tique
Retirez la tique à l’aide d’un tire-tique (disponible en pharmacie). Soyez très réactif car plus le temps passe, plus le risque de contamination infectieuse augmente.
S’il s‘agit d’une personne sensible (enfant, femme enceinte, personne immunodéprimée) ou si la tique n’a pas été détectée immédiatement, il est recommandé d’aller voir son praticien de santé.

2. Désinfecter et surveiller
Une fois la tique enlevée, désinfectez la zone et surveillez-la quotidiennement, pendant un mois. Si vous voyez apparaître une plaque rouge et ronde, consultez votre praticien de santé.

*Les huiles essentielles ne doivent pas être utilisées chez des enfants de moins de 7 ans et chez la femme enceinte ou allaitante. Pour les enfants de 7 ans et plus, réduire la posologie à une goutte maximum, au lieu d’une à deux gouttes. En cas prise d’un traitement médical, demandez conseil auprès de votre praticien de santé. Ne pas utiliser en cas d’allergie (vérifier la tolérance cutanée au préalable en faisant le « test du pli du coude » : appliquez le mélange de crème avec l’huile essentielle, en petite quantité, au niveau du pli du coude. Attendez 24 heures. Si aucune réaction n’a eu lieu, vous pouvez utiliser l’huile essentielle sur le reste du corps, en évitant le contour des yeux et les zones sensibles comme les muqueuses).

Sophie Marchais

Sophie Marchais

Docteur en pharmacie et Naturopathe. Sophie rédige les articles de la rubrique santé, bien-être. Elle est experte par sa formation dans la connaissance des plantes, des mécanismes du corps humain et des compléments alimentaires. Elle délivre des conseils pour apporter confort et bien-être au quotidien avec des solutions naturelles. Elle exerce dans la Drôme (26), près de Montélimar, consulte à distance (téléphone ou Skype) et anime le site sonaturopathe.com. En indiquant que vous venez de la part de 50 ans dans le vent, Sophie vous offre un bilan iridologique gratuit.

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