Est-il possible de vivre sans déchets ?

Une des actions les plus urgentes à mettre en place dans cet objectif semble être de limiter sa production de déchets. Mais jusqu’à quel point pouvons-nous vivre sans produire de déchets ? Et de quelle façon pouvons-nous y arriver ?

vivre sans déchets

Il est urgent d’agir pour préserver la planète. On en a tous conscience à présent. Chez beaucoup des habitants de notre terre si précieuse, tenter de limiter son impact sur l’environnement est à présent devenu un réflexe. C’est une très bonne nouvelle ! 

Une des actions les plus urgentes à mettre en place dans cet objectif semble être de limiter sa production de déchets. Mais jusqu’à quel point pouvons-nous vivre sans produire de déchets ? Et de quelle façon pouvons-nous y arriver ?

Pourquoi limiter sa production de déchets est devenu un impératif écologique de premier plan

L’histoire que raconte Wall-e, ce film d’animation produit par les studios Pixar et sorti en 2008, le montre bien : Nous avons conscience depuis un certain temps déjà du danger que l’accumulation des déchets représente pour la planète. Nous avons appris à trier, recycler et stocker ou éliminer nos déchets en aggravant le moins possible la situation.

Mais il n’en reste pas moins que la collecte, l’acheminement, le recyclage et l’élimination ou l’enfouissement de nos détritus coûte cher aux collectivités et aux entreprises. Dans de nombreux départements de France, les centres de tri deviennent insuffisants à traiter tous nos déchets.

De plus, les procédés d’incinération rejettent des gaz à effets de serre et l’enfouissement est nocif pour la nature. C’est pourquoi les gouvernements mettent en place de plus en plus de réglementations et de politiques en faveur de l’économie circulaire. 

Mais avant tout, il nous faut prendre conscience que tout ce que nous jetons vient d’abord de ce que nous consommons. Or, la surconsommation des ressources renouvelables ou non est fortement délétère. 

Et c’est un cercle vicieux : pour fabriquer les produits de consommation, il faut de l’énergie et des matières premières. Pour trier, recycler et éliminer les résidus de nos consommations, il faut de l’énergie … encore. 

Atteindre le zéro déchet, est-ce possible ?

En 2016, en France, nous avons produit 4,6 tonnes de déchets par habitant, dont 568 kg de déchets ménagers et assimilables (source ADEME, Agence De l’environnement et de la Maitrise de l’Énergie). C’est moins qu’avant, mais pas encore suffisant.

Atteindre le zéro déchet absolu semble bien difficile, voire impossible. Une réduction drastique, en revanche, n’a pas l’air d’être à ce point hors de portée de nos foyers. Chacun à notre mesure avons le pouvoir d’agir en ce sens. Mais la transition n’est pas facile, il faut qu’elle soit progressive.

Il s’agit avant tout de réfléchir à chaque fois avant d’acheter un produit. Comment vais-je le consommer et qu’en restera-t-il à la fin ? Ai-je une alternative à l’achat de cet objet (réparer l’ancien, par exemple) ? Comment sera traitée la partie de ce produit et de son emballage que je mettrais à la poubelle ? En somme, se poser les bonnes questions est déjà un grand pas.

Ensuite, il faut que l’effort soit réparti entre tous les acteurs de la chaîne. Si nous prenons l’exemple des packagings, il faudrait : Que les fabricants réfléchissent à une façon plus responsable d’emballer leurs produits ; Que plus de commerçants permettent l’achat en vrac et de proximité ; Et que le consommateur se procure des emballages réutilisables. 

Et puis, il faut rester cohérent dans sa démarche. Il serait contre-productif d’acheter le lait au litre, dans une ferme, si cela nécessite de faire 50 km en voiture (alerte empreinte carbone !). 

Les astuces pour limiter sa production de déchets et son impact sur l’environnement

1. Exit les emballages et les produits jetables

Faire ses courses en vrac, acheter du shampoing solide, utiliser des bouteilles et bocaux en verre, etc. Autant de petites solutions qui permettent d’éliminer le plastique et le jetable de notre quotidien. L’objectif est de faire en sorte de se servir d’objets lavables et réutilisables aussi souvent que possible.

2. Éviter la surconsommation et le gaspillage

Cuisiner soi-même, fabriquer ses produits ménagers, les recettes sont nombreuses et faciles à trouver. Outre ses avantages pour la santé, c’est aussi la meilleure façon de n’acheter que ce dont on a vraiment besoin et de ne pas gâcher. 

Lorsqu’on a de la place, il est même recommandé de faire pousser ses propres légumes. Cela à l’avantage supplémentaire d’être agréable. De plus, acheter en circuit court permet de réduire les transports. 

Trouver des vêtements et appareils de seconde main, réparer les machines en panne, plutôt que de les acheter neufs est moins coûteux et offre une deuxième vie à des objets que l’on aurait pu jeter sans réfléchir.

3. Passer au numérique

Le papier représente plus des trois quarts du contenu des poubelles de nos bureaux. Pour réduire ce volume, il faut prendre de nouvelles habitudes : n’imprimer que si c’est vraiment nécessaire, réutiliser le papier imprimé devenu inutile sur son autre face (comme brouillon), réduire les grammages. 

À la maison on peut mettre un auto-collant stop-pub sur sa boîte aux lettres et demander à recevoir plus de courriers par messagerie électronique. 

4. Et évidemment … Trier ses déchets

Faire correctement le tri de ses déchets ne coule pas autant de source qu’on pourrait le croire. La couleur des poubelles est différente selon les communes, les jours de collecte aussi. Et puis, cela ne se limite pas aux trois bacs habituels. On peut trier aussi les textiles, les déchets organiques, les huiles usagées, les piles et ampoules et bien d’autres choses encore. Chacun à un mode de collecte différent qu’il faut apprendre à connaître.

Certaines communes mettent à disposition des bacs à compost en bas des immeubles. Elles l’utilisent généralement pour l’entretien des parcs et jardins. C’est une initiative qui permet encore une fois de donner une autre utilité à nos déchets. Alors, pour tout ce qui est organique comme les épluchures de légumes, les restes de nourriture, etc. n’hésitons plus, compostons !

À noter : La mise en place du Grenelle de l’environnement en 2009 incite les communes à intégrer aux taxes sur les ordures ménagères une part qui prend en compte le volume ou le poids des déchets générés par les ménages de façon individuelle. Ainsi, les efforts de chacun peuvent être encouragés par une baisse du montant de la facture, et inversement.

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